Quartier Graslin

Le Passage Pommeray

C’est en 1840, sous le règne pacifique de Louis-Philippe, que Louis Pommeraye décida de relier la rue Crébillon et le quartier Graslin à la rue de la Fosse et la place du Commerce. Les 9,40m de dénivelés ne le découragèrent pas et il confia, à Jean-Baptiste Buron et Hyppolite Durand-Gasselin, le soin de réaliser un passage commercial à la mode parisienne, qui abriterait un grand escalier en bois. La décoration fut confiée à Jean Debay et Guillaume Grootaers.

J’était tellement préoccupé par ma prise de vue que je n’avais pas remarqué ce couple qui a pris la peine de poser pour moi…

Les travaux débutèrent à la fin de 1840 et s’achevèrent en 1843. Ruiné, le notaire Louis Pommeraye ne profita de son œuvre que quelques années avant de s’éteindre en 1850. La ville de Nantes venait de perdre l’un de ces plus illustres promoteurs et de gagner l’un de ses plus beaux monuments.

Classé monument historique depuis 1976, il s’agit d’un des plus beaux lieux de Nantes. Conçu comme un espace commerçant, mais également comme un lieu de promenade et de galanterie, ce lieu fut, dès son ouverture, très fréquenté par la bourgeoisie nantaise, attirée par les nombreuses boutiques et cafés à la mode. Le commerce y était florissant, mais cette réussite ne profita pas à Louis Pommeray qui fit faillite…

Couronné par une élégante verrière, le passage Pommeraye est constitué de trois galeries, reliées par des volées de marche en bois.

En bas, la galerie de la Fosse est la moins chargée. Elle permet, néanmoins, d’apprécier la perspective de l’immense escalier depuis son pied.

En empruntant l’escalier, on pénètre dans la galerie des Statues ou galerie de l’Horloge. C’est la partie la plus décorée avec ses 16 statues allégoriques de De Bay, chacune étant surmontée d’un éclairage. Un peu plus haut, l’horloge est encadrée par deux statues symbolisant le jour et la nuit.

Enfin, la galerie Santeuil est ornée de nombreux médaillons représentant des célébrités nantaises.

Le passage Pommeraye combine donc un style néoclassique et une somptueuse décoration faite d’arcades de stuc, de médaillons, de bustes et de statues. L’immense escalier est lui aussi une oeuvre à part entière avec, notamment, sa superbe rampe en ferronnerie. Mais plus qu’un monument historique, le passage Pommeraye est avant tout un lieu de vie avec ses passants et ses jolies boutiques aux devantures anciennes.

Le passage Pommeraye a servi de décor dans les films suivants :

  • Lola, avec Anouk Aimée, réalisé par le cinéaste nantais Jacques Demy
  • La comédie musicale Une chambre en ville, avec Richard Berry
  • La Reine blanche, avec Catherine Deneuve et Bernard Giraudeau

Texte: L’internaute

Le Cours et la Statue de Cambronne

Le Cours Cambronne est un square de Nantes construit sur les plans de l’architecte Nantais Mathurin Crucy à partir de 1791.

Fermé par des grilles de fer forgée à ses deux extrémités, il est bordé par une rangée d’immeubles identiques des deux cotés : un sous-sol (seul accès des bâtiments depuis le cours), un premier niveau sur terrasse, puis deux étages à colonnes ioniques, et enfin un étage supérieur derrière une balustrade.

Au centre du cours, trône une statue du général.

On y trouve également l’une des cinq fontaines Wallace de Nantes, le sculpteur de ces fontaines, Charles Auguste Lebourg, étant lui aussi d’origine nantaise.

Au cours de l’histoire, ce lieu a connu plusieurs appellations successives, « Cours Henri IV », puis « Cours Napoléon ». Cette voie prit son nom actuel à l’occasion de l’édification de l’immeuble bordant l’angle avec la rue Piron.

Cet immeuble fut en effet édifié grâce un prêt de 20 000 francs, consenti au jeune entrepreneur Jean Garreau par général d’Empire né à Nantes, héros de la bataille de Waterloo, Pierre Cambronne.

Le mot de Cambronne…

Selon une légende très populaire, commandant le dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo, sommé de se rendre par le général britannique Colville, Cambronne aurait répondu :

« La garde meurt mais ne se rend pas ! »

Puis, devant l’insistance du Britannique, il fait une réponse aussi énergique que concise, aujourd’hui connue comme le « mot de Cambronne » qu’il nia cependant toute sa vie avoir faite,

« Merde ! »

Sa détermination provoqua l’admiration des Britanniques, qui firent tout pour le capturer. Grièvement blessé, il est en effet fait prisonnier après le massacre des derniers carrés. Plus tard, il ironise sur la phrase qui lui a été attribuée : « Je n’ai pas pu dire ‘la Garde meurt mais ne se rend pas’, puisque je ne suis pas mort et que je me suis rendu », citée dans Levot, biographie bretonne, 1900, retranscrite dans le dictionnaire de la bêtise.

Source: Wikipédia

La Place Graslin

La place Graslin est un hémicycle percé de huit rues, dont la rue Crébillon qui mène à la place Royale. Il s’agit de l’une des plus belles places de Nantes et, comme le disait Stendhal, elle serait « remarquable même à Paris ».

Construite à la fin du XVIIIe siècle, la place Graslin tient son nom de Jean-Joseph Louis Graslin, un notable parisien qui s’installe à Nantes en 1750. Devenu receveur général des fermes de Nantes pour le royaume, Graslin est un homme d’affaires avisé qui s’implique rapidement dans la vie locale. Intéressé par l’urbanisme, il comprend que la ville de Nantes s’agrandira tôt ou tard et acquiert alors les terrains situés au dessus des quais de la Fosse et du port au vin (actuelle place du Commerce). Il souhaite y construire des immeubles et s’arrange avec la municipalité pour obtenir les autorisations. En échange, il cède de nombreux terrains gratuitement pour la construction du coeur de la ville neuve.

Les plans de cette nouvelle ville sont confiés à Mathurin Crucy, l’architecte qui s’occupe de l’urbanisme à Nantes à cette époque. Alors que les travaux de terrassement ont déjà commencé, notamment en ce qui concerne la place publique, la municipalité comprend que la construction d’un grand théâtre devient nécessaire. Jean-Joseph Louis Graslin est ravi et accepte d’emblée de céder des terrains supplémentaires et de modifier les plans. Mathurin Crucy retourne alors à sa planche à dessin et conçoit un projet exceptionnel pour associer au mieux la place et le grand théâtre. L’inauguration du théâtre aura lieu en mars 1788.

Le Théâtre Graslin

Il a été construit en 1788, sur les plans de Crucy. Douze marches mènent au vestibule, tandis que huit colonnes corinthiennes supportent le fronton.

Ravagé par un incendie en 1796, le théâtre est reconstruit à partir de 1811 par Dominique Molknecht, suite à la visite de l’Empereur Napoléon. C’est de cette époque que datent les huit muses de style antique surplombant chaque colonne et œuvres de l’architecte, ainsi que des statues de Molière et Racine donnant sur l’escalier d’honneur.

Il est à noter que Molknecht est également l’auteur de trois des quatre statues restant en France à l’effigie de Louis XVI, dont l’une trône au sommet de la colonne située au centre de Place du Maréchal-Foch à Nantes.

Le Museum d’Histoire Naturelle

Le muséum de la Place de la Monnaie est inauguré le 19 août 1875 à l’occasion du congrès de l’association française pour l’avancement des sciences. Conçu par l’architecte Gustave Bourgerel, le muséum s’adosse à l’ancien Hôtel de la Monnaie. Il comprend une vaste salle sur deux niveaux, précédée d’un vestibule. Un avant corps de style corinthien, surmonté d’un fronton sculpté par Guillaume Grooters, forme l’entrée monumentale du musée.

L’aménagement intérieur des locaux, longtemps considéré comme un exemple du genre, s’inspire de l’architecture intérieure et du mobilier des musées anglais. Dans ses grandes lignes, il demeurera inchangé pendant près d’un siècle.

Visitez le site du Muséum.

Source: Le Muséum d’histoire naturelle de Nantes – 200 ans d’histoire

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