Quartier Saint-Donatien

La Basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien

Datant du xixe siècle, elle est dédiée à saint Donatien de Nantes et à son frère saint Rogatien, premiers chrétiens nantais, martyrisés dans la ville à la fin du IIIe siècle. Outre la basilique, le site est également composé d’un cimetière et d’une chapelle, protégée au titre des monuments historiques.

La première église aurait été édifiée suivant la tradition sur la propriété familiale des saints nantais vers 4903. Les invasions normandes détruisent le premier édifice qui, une fois la paix revenue, laisse place à une nouvelle église vers l’an 980. Cependant, selon Dubuisson-Aubenay, des vestiges du sanctuaire primitif existent encore au xviie siècle, notamment l’abside ancienne. Le 16 mars 1739, la première pierre de la reconstruction est posée par Jean-Marie de Trevelec, conseiller au Parlement de Bretagne et sa femme Françoise Charrette.
Transformée en hôpital pendant la Révolution, elle est vendue en 1796. Une fois l’église rendue au culte en 1802, les parties manquantes sont reconstruites à partir de 1804, donnant naissance à une église plus vaste de forme cruciforme, consacrée par Mgr Duvoisin, le 28 mars 1806.

L’édifice du XIXe siècle

Le projet commence à prendre forme après la guerre franco-prussienne de 1870, encore renforcé par une forte résurgence du sentiment religieux dans un contexte politique et social agité.
Ainsi l’architecte Émile Perrin, le frère du curé de Saint-Père-en-Retz dont il est également en train de construire l’église, dresse-t-il les plans d’un sanctuaire dans le style néogothique primitif, et Louis Liberge, fils de l’architecte François Liberge, le constructeur de l’église Saint-Clément de Nantes, ordonne les travaux qui débutent le 10 octobre 1872 par le creusement des fondations et vont durer près de trente ans. Après avoir effectué quelques fouilles, Mgr Fournier bénit le 12 septembre 1873, en présence de 300 prêtres, la première pierre qui est placée au pilier droit du sanctuaire.

Les travaux sur la façade achèvent l’édifice en 1901, celle-ci recevant deux tours jumelles d’une hauteur de 44 mètres (au lieu des deux flèches initialement prévues). Les tours achevées, on met en place la croix qui domine le chancel des pignons et qui est bénie par Mgr Rouard.
Il faut attendre l’année 1902 pour que l’église reçoive enfin ses dix cloches, pesant chacune entre 291 et 4 614 kg, fondues par la maison Bollée du Mans et bénies par Mgr Rouard le 18 juin. L’horloge complétant la sonnerie, le carillon reproduit le célèbre air de celui de la Tour de l’Horloge du Palais de Westminster, le siège du parlement britannique à Londres.

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