Les Châteaux

Château de La Gobinière

La Gobinière en 1872, c’est encore la campagne. Joseph et Jeanne Vincent, propriétaires d’un ensemble de tanneries quai de Versailles à Nantes décident d’y construire un château avec des dépendances. Au rez-de-chaussée se trouvent le grand salon, le salon de musique et la salle à manger. Les chambres occupent le 1er étage. Au 2ème étage se situent la bibliothèque et les chambres des domestiques. Quant au sous-sol, il abrite les cuisines et la laiterie.

En cette fin de 19ème siècle, il règne à la Gobinière une douceur de vivre.

Le train de vie et les charges d’entretien de la Gobinière contraignent Félix Vincent fils à vendre en 1923. Les Sœurs Dominicaines Contemplatives achètent la propriété et la transforment en cloître. Les grilles du parc se referment alors pour de longues années. Le rez-de-chaussée du château est transformé en chapelle.

Le château s’est lentement délabré. Une fois de plus les charges d’entretien pèsent trop lourdement sur les propriétaires. Les Dominicaines cèdent la Gobinière aux religieuses de la Retraite en 1951. et devient un lieu de recueillement et de silence.

En 1976, Une fois de plus, le domaine est à vendre. Le diocèse ne peut plus faire face aux dépenses financières. Michel Baudry, alors maire d’Orvault, convainc le conseil municipal de le racheter : « J’ai désormais la conviction que nous devons nous orienter vers l’achat de la propriété Massabielle car nous regretterions, par la suite, de ne pas l’avoir fait au profit de la commune. » Dès son acquisition, le site se voit assigner l’action culturelle pour vocation dominante. L’école de musique occupe d’abord les communs puis le rez-de-chaussée du château. Les Ateliers de la Gobinière, en particulier, y prennent leurs quartiers et contribuent depuis à l’animation du site. Le Parc, lui-même devient le théâtre de nombreuses manifestations d’envergure : fêtes interquartiers, festival des enfants et de la Nature…

Le jeudi 8 janvier 1987 à 17h30, un incendie se déclare dans la charpente. Très vite, la toiture et le dernier étage sont ravagés par le feu. L’eau et le froid se chargeront des autres niveaux. La toiture sera rapidement refaite mais les travaux de réhabilitation des intérieurs ne seront entrepris qu’en 1994. Le château,restauré, accueille dorénavant, la Direction des affaires culturelles et du sport de la Ville.

Source: Mairie d’Orvault

Château de la Briancelière

On ne connait malheureusement que peu de chose sur l’historique de ce château, si ce n’est les familles qui ont vécues sur le domaine. Les Guibourd des Hils, du Breil du Châtelier et Luette de La Pilorgerie sont autant de familles qui s’y sont succédées.

Adelson Nogues se rend ensuite acquéreur du domaine et fait reconstruire le château actuel.

Aujourd’hui le Château est habité par la famille Guemas qui m’a très gentillement ouvert les portes de la propriété afin de réaliser ces clichés.

Château du Loret

Cette terre appartient à l’origine aux seigneurs d’Orvault. Le château actuel, de style néo-ghotique, est reconstruit en 1850 par Mme Louis de La Brosse et ses deux filles, Marcelle et Cécile de La Brosse. C’est un bel exemple de site boisé dominant un magnifique plan d’eau. Les communs datent du XIXe siècle et comportent un manoir avec tourelle.

Le manoir de la Bussonnière situé chemin de la Buissonière, propriété de la famille de Charette, seigneurs de la Gascherie en 1714, puis de Charles André Boucher de La Ville en 1776, fait partie du domaine, il contient quelques éléments du XVIe sièle. Le château du Loret a reçu, pendant quelques heures en 19497le Général de Gaulle, le temps pour lui de rencontrer les délégués ouvriers du Rassemblement du Peuple Français de la région nantaise. Les de la Brosse, perpétuant la tradition familiale depuis plus de cent vingt ans, se succèderont comme maire d’Orvault.

Le Château du Loret est une propriété privée et ne se visite pas.  Visible de l’extérieur.

Château de la Tour

Au début 19ème siècle, le domaine devient la propriété du baron de RASCAS qui épouse Marie-Antoinette Lemoyne, dernière représentante de sa famille. En 1850, le baron de Rascas fait don au musée Dobré de la Piéta qui ornait l’autel de la chapelle de la Tour. Cette oeuvre remarquable en pierre de Loire date du XVè – début XVIè siècle. En 1999, la Ville a fait réaliser une copie de cette piéta.

En 1874, le domaine change une nouvelle fois de propriétaire. Monsieur Thibaud de la Nicollière alors conseiller général et membre du conseil municipal d’Orvault achète les 125 hectares du domaine.

Vers 1900, la fille de Thibaud de la Nicollière, seule héritière, épouse le vicomte Stéphen de Sécillon. La famille de Sécillon est une famille de vieille lignée bretonne, originaire de Vannes. De cette union naîtront trois filles : Guyonne, Donatienne et Nanine de Sécillon. C’est avec le vicomte que le domaine subit ses plus grandes transformations. Le mur d’enceinte est détruit, les façades sud et nord du château sont aménagées en style néo-gothique avec des toitures en poivrière et des gargouilles.

Le vicomte aménage également les communs avec un puits central. Il construit l’orangerie dans le style du XVIIIè et crée l’allée principale et les bassins. La mort de Stéphen de Sécillon, en 1929, met un point final à ces travaux qui auront duré plus de vingt ans.

Durand la seconde guerre mondiale, l’armée allemande occupe le château qui devient la « Kommandantur ». Deux pièces à l’étage sont réservées à la famille de Sécillon. La mairie, le presbytère, les écoles et la minoterie sont occupés. Les troupes d’occupation paradent les dimanches après la messe, du grand calvaire à la mairie, afin d’impressionner la population. A leur départ, les troupes d’occupation emporteront plusieurs objets de valeur.

Lorsque Nanine de Sécillon, dernière propriétaire privée du château, décède en 1982, le domaine est mis en vente. La Mairie l’achète, restaure la toiture du château et ouvre le parc au public. Se pose alors la question du devenir du château. Les projets se multiplient. On parle d’en faire un musée de la poupée, une auberge de jeunesse, un lieu pour les réunions familiales. Si aucun des projets n’a été retenu c’est qu’ils n’étaient pas économiquement raisonnables. La chapelle à bénéficiée elle aussi d’une restauration extérieure mais plus tard, en 1989. Elle est réalisée par le tailleur de pierre Jean-Louis Boistel.

Comme il est de tradition, en architecture, de dessiner les armoiries du propriétaire, les armoiries d’Orvault sont donc sculptées ainsi que celles de la Bretagne.

Source: Mairie d’Orvault

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3 réflexions au sujet de « Les Châteaux »

  1. Jean Philippe Decré

    Le Château de la Tour – Je relève une omission, voire une erreur dans votre commentaire : Après les bombardements de Nantes de Septembre 1943, ma famille (Jean Decré), ayant été expulsée par les Allemands, de sa propriété de la Cholière en Orvault, mon père demanda asile à Mme de Sécillon, qui nous logea au premier étage de La Tour ( le second était occupé par la famille Béliard), de septembre 1943 à Octobre 1944. Nous avons passé une année extraordinaire dans ce magnifique chateau encore meublé de pièces d’époque, mais sans chauffage et sans eau courante. Seule Mme de Sécillon avait la radio (de Londres), que nous écoutions avec intérêt. Les Allemands firent une incursion en juin 44, pour couper les plus beaux arbres réservés aux troupes d’occupation.

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    1. herce

      Bonjour…

      Pardonnez moi pour le manque de réactivité dans ma réponse, mais le site sur lequel vous aviez commenté à été victime quelques jours après d’un acte de piratage et cela m’a pris du temps de tout remettre en place…
      Le texte descriptif sur la page du Château de la Tour vient du site de la mairie d’Orvault dont j’ai eu l’autorisation de le reproduire… et des erreurs ont pu s’y glisser…

      Merci en tout cas d’avoir apporté votre contribution et si vous souhaitez renouveler l’expérience et ajouter d’autres commentaires, ce sera avec très grand plaisir…

      Cordialement…

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