[Ouest-France] – La Venise de l’Ouest se visite sur mobile

Article paru dans le Ouest-France du lundi 19 décembre 2011


Une vue du quai de la Fosse, sur la gauche ,on aperçoit Notre-Dame-de-Bon-Port. Jadis, Nantes était surnommé la Venise de l’Ouest. À partir de 1929, à cause de trop nombreuses inondations, le bras nord de la Loire et une partie de l’Erdre ont été comblés. Près de vingt ans de travaux ont changé le visage de la ville.

Une vue du quai de la Fosse, sur la gauche ,on aperçoit Notre-Dame-de-Bon-Port.

Pour les plus nostalgiques, ou simplement les curieux, l’entreprise Ma ville avant a développé Nantes avant, une application pour Smartphone permettant de visiter Nantes avant les travaux.

Afin de rester simple d’utilisation, l’application géo-localise l’utilisateur et envoie une notification à l’approche d’un lieu répertorié. On peut également consulter les endroits enregistrés sous forme de liste ou encore faire une recherche précise. L’intérêt majeur réside dans la possibilité de faire un avant/après par superposition de l’ancienne photo et de la réalité. Des commentaires historiques et des anecdotes sont inclus sur chaque lieu. En outre, l’équipe travaille chaque jour pour ajouter de nouveaux lieux.

L’application est d’ores et déjà disponible sur l’AppStore (le site de téléchargement d’applications pour iPhone) au prix de 0,79 €. Le 20 décembre, les utilisateurs du système d’exploitation Android pourront aussi accéder aux images d’antan de Nantes. La version iPhone bénéficiera d’une mise à jour de l’interface graphique.

L’essentiel, c’est le cadrage

Tout cela n’aurait pas été possible sans le partenariat avec Cédric Robergeaud, fondateur de retrovilles.fr. Ce site Internet permet de voir les rues de Nantes avant les travaux de comblements. Il utilise la méthode de la « reconduction », technique de reproduction à l’identique d’une photographie. Il faut veiller à ce que le point de vue, la perspective et le cadrage soient parfaitement respectés.« Souvent, jen bave… », confie Cédric Robergeaud.

Avec les traumatismes qu’a subis la ville, certains bâtiments sont modifiés ou n’existent même plus. L’exercice peut devenir périlleux lorsqu’un simple chemin pavé a mué en une route très fréquentée et que la photo doit être prise en plein milieu. Ensuite, place à l’informatique, des heures de retouches sont nécessaires afin de caler au millimètre la vieille carte postale scannée et le cliché actuel. Le rendu vaut vraiment le coup d’oeil.

L’entreprise n’en est pas à son coup d’essai, car Paris et Metz sont déjà disponibles depuis quelques mois. Bien entendu, des partenariats sont en cours afin de développer plusieurs villes en France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *